Préfet
de la région
Nouvelle-Aquitaine
Regards sur une décennie d’engagement Le magazine anniversaire de la DREAL Nouvelle-Aquitaine
Lors de la journée des agents, une exposition retraçant les 10 ans de la DREAL Nouvelle-Aquitaine vous sera proposée.
En attendant, (re)découvrez en images, les actions qui ont rythmé le quotidien des agents pendant cette décennie.
UbD 16-86
Chais Monnet à Cognac
Depuis le milieu des années 1990, la DRIRE Poitou-Charentes puis aujourd’hui la DREAL Nouvelle‑Aquitaine accompagne l’ensemble des activités liées au Cognac (distillation et stockage), alliant rigueur réglementaire et pragmatisme opérationnel. Depuis le premier arrêté préfectoral générique de 1996, en passant par les évolutions réglementaires nationales ICPE et aujourd’hui la révision en cours du cahiers des charges encadrant le fonctionnement des activités de stockage d’alcools, l’action de la DREAL concourt à l’accompagnement de la filière dans la prévention des risques industriels, la protection des tiers et la préservation de l’environnement.
En pratique, les unités départementales et le service régional ont traduit ces prescriptions en contrôles, conseils techniques et accompagnement des exploitants y compris en poussant des évolutions réglementaires nationales. Nous avons veillé à l’application des règles fondamentales de sécurité tout en tenant compte de la grande disparité des situations au sein de filière. Règles de construction coupe-feu, dispositifs de détection et d’extinction automatique, dimensionnement des équipements de défense contre l’incendie, gestion des eaux d’extinction et des mousses anti-incendie… Face aux évolutions techniques et normatives, les inspecteurs de la DREAL ont su allier connaissance technique, évaluation de risques et dialogue avec les exploitants et syndicats (inter)professionnels.
Sur le terrain, la DREAL a favorisé les solutions adaptées aux configurations du territoire Cognac : suivi de la mise en conformité, appui et instruction des projets de nouveaux chais de stockage, grâce à un partenariat solide avec les pompiers.
Depuis la création de la DREAL Nouvelle-Aquitaine, cette mission perdure et le rôle essentiel de la DREAL s’est renforcé pour un secteur qui irrigue l’ensemble de l’économie du territoire et rayonne à travers le monde mais fait face à des défis internationaux majeurs.
UD 33
Depuis dix ans, l’activité de l’UD a connu des évolutions importantes pour répondre aux transformations des politiques publiques et aux attentes des territoires en matière de développement industriel.
L’accompagnement des porteurs de projets, la simplification des démarches et l’émergence de nouveaux outils ont conduit les inspecteurs à faire évoluer leurs pratiques et à développer de nouvelles compétences. Cet effort d’adaptation permanente a permis de répondre et concilier des enjeux de plus en plus complexes tout en conservant l’exigence des missions d’inspection.
Dépollution du site de « Bordeaux-Brazza »
Ces dernières années ont notamment été marquées par l’instruction et le suivi de plusieurs projets structurants pour le territoire girondin, comme celui de la dépollution du site de « Bordeaux-Brazza » permettant un projet de renouvellement important sur la métropole. L’accompagnement des projets sensibles et souvent très attendus constitue une réelle source de satisfaction pour les agents.
Parallèlement, la présence sur le terrain s’est renforcée, avec un objectif affirmé d’accroître les actions de contrôle et de proximité. Celle-ci est notamment sollicitée dans les exercices territoires propres annuels du ministère de l’intérieur avec le parquet mais aussi pour assurer une transparence du suivi des industries à risque.
Exercices territoires propres
Ces transformations ont demandé un rapprochement des cultures professionnelles au sein de la DREAL, et le développement de modes de travail plus transversaux. Les équipes ont su démontrer leur capacité d’acculturation respective et leur engagement au service de l’intérêt général. Cette approche s’est déclinée par la mise en place du support DRUIDE comme référentiel qualité sur la partie ICPE pour l’UD33.
Les années à venir s’inscriront dans cette dynamique et de poursuite d’effort. Entre réindustrialisation, transition écologique et prévention des risques, les défis restent nombreux avec des moyens contraints. Ils permettront aux agents de continuer à mettre en œuvre leur expertise et leur savoir-faire.
UiD 19-23-87
La décennie écoulée a été marquée par une accélération du changement climatique et ainsi par des ambitions accrues sur la gestion de la ressource en eau et la transition énergétique. Les activités de l’UiD19-23-87 participent pleinement à ces ambitions ainsi qu’à la résorption des pollutions historiques, notamment par abandon de déchets.
Quelques actions emblématiques conduites par l’UiD sur la période pour illustrer ces enjeux :
Eau
Qualité de la ressource : passage en rejet zéro des entreprises Finimétaux (87) et Sicame (19) et traitement des rejets de l’entreprise Gal (87) qui auparavant déclassaient la masse d’eau.
Gestion économe : plusieurs actions sont en cours avec un premier résultat tangible pour l’entreprise Saica Pack (87) qui a réduit ses prélèvements dans le milieu de 80 % (soit réduction de 12000 m³ / an dans un cours d’eau en situation de crise en étiage).
Transition énergétique
Mise en service d’une chaudière biomasse de 34 MW dans l’entreprise Panneaux de Corrèze (19) en substitution pour partie d’une chaudière gaz.
Instruction de plus de 50 dossiers éoliens qui ont participé au développement des capacités installées passant de 46 MW à 280 MW principalement en Haute-Vienne et Creuse.
Démarche engagée par Eurocoustic (23) pour le passage d’un four à coke à un four électrique (réduction de 30 % des émissions de CO2).
Déchets et friches
Résorption des friches France Verre (87), Wattelez (87) et Limousin Environnement 2000 (19) qui concernaient respectivement 35000 t de broyats de verre, 25 000 et 10 000 t de déchets de pneumatiques. Le dossier de Limousin Environnement 2000, situé au sein du PNR Millevaches, a en particulier permis de gagner un contentieux contre Michelin.
Avant/après friche Limousin Environnement 2000
Gestion de crise
Activité inhérente au contrôle des Installations classées, l’UiD a fait face à plusieurs accidents industriels dont ceux de MinervaOil (87) et CFMI (19).
Incendies de MinervaOil (à gauche) et CFMI (à droite)
Service aménagement, habitat, paysage et littoral
Le quartier du Burck, à Mérignac et Pessac, est un ensemble dense de 1 203 logements construit entre 1964 et 1969, doté de nombreux équipements publics et d’un cadre de vie attractif, mais confronté à une dégradation avancée de ses copropriétés en raison de difficultés sociales, financières et techniques.
Des études menées entre 2009 et 2013 ont révélé la nécessité de travaux lourds de réhabilitation, impossible sans soutien public. En 2015, les collectivités ont lancé des OPAH CD (opération programmée d’amélioration de l’habitat - copropriétés dégradées) sur trois copropriétés. Les trois autres copropriétés, ont été accompagnées à partir de 2019 via un Programme Opérationnel de Prévention et d’Accompagnement des Copropriétés (POPAC) pour les inciter à voter les rénovations et ont fait l’objet également d’une OPAH CD.
Ce quartier illustre, sur un temps long, les défis de la rénovation urbaine et de la mobilisation collective, services de l’État (DREAL, DDTM, Anah) et collectivité et opérateurs, face à la précarité immobilière et la réussite d’une opération d’ampleur en mobilisant des outils d’intervention efficaces (observatoire, POPAC et OPAH CD). Au total 26,8 M€ d’aides de l’Anah ont été mobilisés pour 36,9 M€ de travaux.
Avant/après travaux quartier de Burck (33)
En 2013, la DREAL a souhaité que soit complété le premier inventaire des arbres remarquables des Deux-Sèvres datant de 1999. Elle a donc apporté son soutien technique et financier à Deux-Sèvres Nature Environnement pour réaliser ce travail, bénéficiant ainsi de la compétence et de l’implantation de cette association.
Cet inventaire achevé en 2015 a été l’occasion de mettre en place une grille d’évaluation, permettant d’objectiver les éléments d’appréciation de ces arbres, selon les motifs artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, énoncés dans la loi du 2 mai 1930 sur la protection des sites et monuments naturels, cette loi ayant été ensuite intégrée dans le Code de l’environnement.
Il ne s’agit pas bien sûr, de protéger au titre des monuments naturels l’ensemble des arbres recensés, qui relèvent le plus souvent des protections décentralisées au titre du code de l’urbanisme issues de la loi du 8 janvier 1993, dite « loi paysage », mais seulement ceux dont l’intérêt est exceptionnel et de niveau national, dont la protection doit être envisagée au plus haut niveau juridique.
Cette démarche en Deux-Sèvres a été le point de départ d’une réflexion au niveau national, comprenant un rapport thématique de l’inspection générale de l’environnement, qui a permis de jeter les bases d’un retour de l’État sur ce sujet, puisqu’à de très rares exceptions près et malgré le classement de 400 arbres ou groupes d’arbres entre 1906 et 1943, on ne classait plus d’arbres depuis la seconde guerre mondiale.
Par arrêté ministériel du 29 août 2025, ont donc été classés au titre des monuments naturels en Deux-Sèvres :
Mission Transition Écologique
Depuis le lancement du Fonds vert en 2023, la DREAL participe au processus d’attribution des crédits issus de la « mesure renaturation des villes et villages », aux côtés des Agences de l’eau et du SGAR au sein d’un comité régional chargé de proposer à la Préfète de Région les projets qui méritent d’être soutenus. La DREAL donne un avis sur l’ambition écologique de ces projets au regard de l’adaptation au changement climatique et de leur plus-value en matière de biodiversité.
Deux projets exemplaires situés en Creuse ont été financés en 2023 :
Centre-bourg de Vidaillat
Le premier consistait à réaménager le centre-bourg de Vidaillat pour mettre en place une gestion des eaux pluviales plus vertueuse, et d’en profiter pour entreprendre une démarche de végétalisation.
L’objectif était de désimperméabiliser (en « décroutant » certaines surfaces imperméables), d’augmenter ainsi les surfaces de pleine terre pour favoriser l’infiltration des eaux pluviales (massifs plantés, noues d’infiltration) et de mettre en place des structures de voiries perméables (pavés enherbés, enrobés drainants) pour gérer l’eau au plus près de là où elle tombe.
École élémentaire Jacques Prévert à Gueret
La seconde réalisation concernait la renaturation de la cours d’école Jacques Prévert à Guéret. Issu d’une réflexion sur la réappropriation des espaces extérieurs par les élèves, le projet est l’œuvre d’une concertation incluant le personnel, les élèves et leurs parents, élaboré avec l’appui du CAUE 23, de l’Agence de l’eau Loire Bretagne et de la DDT 23. Il permet ainsi de désimperméabiliser la totalité de la surface de la cours soit 2770 m², de planter une micro-forêt avec des arbustes, arbres et fruitiers, et de créer des aires de jeux et des « carrés » pédagogiques.
Ces deux exemples illustrent des initiatives de renaturation aussi bien en milieu urbain que dans le milieu rural grâce aux crédits du Fonds vert.
Service Patrimoine Naturel
Esturgeon
La sauvegarde d’un géant au bord de l’extinction, l’esturgeon européen (Acipenser sturio), est un travail au long cours qui illustre l’activité de ces dernières années. Les efforts de restauration menés dans le cadre du Plan National d’Action porté par la DREAL NA portent leurs fruits, marquant une étape historique pour la biodiversité de nos fleuves.
Des bassins à la liberté : le succès des lâchers
Le cœur du programme repose sur une prouesse : la gestion d’un stock de géniteurs nés en captivité qui a pris le relais des derniers individus sauvages. Un tournant majeur a été franchi en 2022 avec la première ponte réussie par l’association MIGADO (Migrateurs Garonne Dordogne Charente Seudre), d’une femelle née sur le site de conservation. Cela a permis de relancer les lâchers de juvéniles Tous seront suivis notamment par l’ INRAE dans l’Estuaire de la Gironde pour comprendre leur adaptation.
Des géants de retour sur leurs terres d’origine
Les signes de reconquête du milieu naturel sont concrets. Depuis 2020, les suivis scientifiques et les signalements de pêcheurs confirment la présence de géniteurs dépassant régulièrement 1,50 m dans l’estuaire et les fleuves, et pour surveiller ces retours, des technologies de pointe comme des hydrophones, des caméras acoustiques et des drones aquatiques sont désormais déployées sur la Garonne et la Dordogne.
Une ambition dépassant nos frontières
Le succès de ce programme ne s’arrête pas à nos frontières ; il est devenu un sujet de coopération internationale. La France exporte son savoir-faire et ses poissons pour repeupler d’autres fleuves européens. En 2025, 206 esturgeons supplémentaires ont été transférés vers l’Allemagne pour restaurer la population de l’Elbe. Des projets similaires sont actifs aux Pays-Bas ciblant le Rhin ou en Espagne pour des lâchers dans l’Èbre, montrant déjà des résultats encourageants avec une migration rapide des poissons vers la mer. En protégeant l’esturgeon en Nouvelle-Aquitaine, nous lui offrons un avenir à l’échelle du continent.
Sa surface grêlée évoque une pluie de météorites. Le Pinail, situé au nord de la forêt domaniale de Moulière en Vienne, est en réalité un site d’extraction de pierre meulière, exploité depuis plus d’un millénaire. Aujourd’hui, il s’agit d’un site unique en Europe qui abrite plus de 12 500 mares sur les anciennes fosses.
Libellules, papillons, grenouilles, rapaces, plantes carnivores, orchidées… y attendent les visiteurs en compagnie de Léon le Triton. Car le site classé en Natura 2000, partiellement en Réserve Naturelle Nationale et bientôt en Réserve Biologique Dirigée, reçoit plusieurs milliers de visiteurs par an.
Troupeau itinérant de la Réserve Naturelle Nationale des Dauges
© K. Lelarge
Depuis 2021, il est également classé au titre de la Convention internationale de Ramsar, qui vise à préserver les zones humides. Le Pinail est le 52ème site Ramsar à intégrer le réseau français qui s’étend sur plus de 3,6 millions d’hectares, en métropole et en outre-mer, et le 4ème en Nouvelle-Aquitaine.
Ce projet porté par GEREPI (association gestionnaire de la réserve) a été accompagné par la DREAL dans toutes les étapes de sa création : expertise technique, appui sur le travail de concertation avec l’ensemble des acteurs, portage du dossier auprès des instances de validation.
Travaux de débardage par traction animale
© K. Lelarge
L’investissement du service patrimoine naturel a permis un classement rapide de la zone pour valoriser cette zone humide d’exception. Il accompagne également les travaux de gestion nécessaires à sa préservation.
En effet, la situation originale du Pinail, plateau alimenté par une nappe perchée, le rend particulièrement sensible aux événements météorologiques extrêmes. Ainsi, une étude hydrologique a débuté en 2022, afin de favoriser la résilience de la zone humide du Pinail face au changement climatique. Des travaux hydrauliques seront lancés à partir de 2027 afin de favoriser la rétention de l’eau sur le plateau du Pinail (restauration de mares, colmatage de fossés de drainage…).
Direction - Projet éolien en mer
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Depuis plus de cinq ans, la DREAL œuvre à l’avancement des projets éoliens en mer sur la façade Sud Atlantique. Notre action s’articule autour de deux piliers majeurs : la concertation territoriale et le suivi des études environnementales, avec pour objectif le développement de 7 GW de puissance installée sur la façade d’ici 2050.
Un rôle moteur dans la concertation et les débats publics
En lien étroit avec la Direction générale énergie climat (DGEC), la principale mission de la DREAL est de concilier les objectifs nationaux de développement de l’éolien en mer issus de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) avec la préservation de la biodiversité et le maintien des activités humaines existantes, notamment la pêche. Afin de recueillir l’avis de l’ensemble des parties prenantes et du grand public notamment sur la localisation des projets, deux débats publics ont eu lieu sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP) :
Désormais, 5 zones prioritaires de développement de l’éolien en mer sont prévues au large de la façade Sud-Atlantique.
Un rôle central dans le suivi des études environnementales
En amont des demandes d’autorisations environnementales qui seront portées par les développeurs, la DREAL supervise la réalisation des études de l’état initial de l’environnement des zones de parc. Ces études de l’ensemble des composantes du milieu marin sont en cours de finalisation pour Oléron 1 et 2 et viennent de débuter pour la zone Golfe de Gascogne Sud.
Aujourd’hui, la DREAL continue à assurer la continuité du dialogue de ces projets d’envergure, alors qu’Oléron 1 s’apprête à intégrer l’appel d’offres national n°10.
Service Risques Naturels et Hydrauliques
Les équipes d'hydromètres du SRNH
En 2016, trois ans après la création des Services de Prévision des Crues sur le territoire métropolitain, trois DREAL fusionnaient pour former la DREAL Nouvelle-Aquitaine. En 2026, la prévision des crues et l’hydrométrie s’exercent à Poitiers, pour le Service de Prévision des Crues (SPC) Vienne-Charente-Atlantique, et à Bordeaux, Mont-de-Marsan et Périgueux, pour le SPC Gironde-Adour-Dordogne.
En 10 ans, la DREAL Nouvelle-Aquitaine a relevé plusieurs défis techniques et organisationnels, afin d’améliorer la fiabilité des prévisions, la robustesse de leur production 24 h/24 et 7jours/7 et l’accessibilité à de nouvelles informations, précieuses pour le public et les gestionnaires de crise.
L’hydrométrie a évolué grâce à des protocoles harmonisés et aux drones aquatiques, mesurant les débits même en conditions extrêmes. Le métier de prévisionniste s’est professionnalisé, renforcé par les retours d’expériences des crises de 2021, 2024 et 2026 améliorant résilience et délais d’intervention. Cette expérience sur un temps long est essentielle.
Pour le public, la vigilance crues s’est modernisée : finis les simples codes couleurs ! Désormais, elle intègre une prévision de hauteur d’eau, associée à une marge d’incertitude et à une cartographie des Zones d’Inondation Potentielles sur le site Vigicrues. Pendant les épisodes critiques, a minima quatre bulletins quotidiens informent maires et habitants.
Et demain ? Le projet Vigicrues 2030 prépare une deuxième révolution : élargir la surveillance à tout le territoire régional (au-delà des 51 tronçons actuels), faire face aux événements extrêmes multipliés par le changement climatique, tout en rendant l’information encore plus accessible pour tous.
En 10 ans, la DREAL a combiné innovation technologique, expertise terrain et service public, professionnalisant la gestion des inondations. Avec Vigicrues 2030, elle mise sur la généralisation de cette expérience à tout le territoire et sur la résilience pour affronter un climat en mutation.
Délégation Zonale de Défense et de Sécurité
La DREAL intervient dans la préparation et la gestion des crises relevant des nombreux domaines couverts par notre pôle ministériel. Avec le passage au grand territoire de la Nouvelle-Aquitaine, elle a mis en place une organisation robuste mais mobilisatrice. Différentes astreintes permettent ainsi de répondre en continu aux sollicitations des préfectures des 12 départements ou de la zone de défense.
Cela demande une mobilisation et une préparation fortes en s’appuyant sur une expertise interne, ainsi que sur le réseau des DDT(M) et opérateurs du pôle ministériel.
Depuis 10 ans, les crises pour lesquelles la DREAL a été mobilisée ont été nombreuses et diversifiées. Quelques exemples marquants.
Inondations en février 2026
Les effets du changement climatique sont réels sur l’intensité et la fréquence des évènements. Les épisodes d’inondations importantes (comme en 2021 ou en février dernier), de tempêtes (Leiv en 2017 ou Nils en 2026), de feux de forêt (comme les incendies majeurs de 2022 en Gironde) ou de sécheresse en sont autant d’exemples.
Modern Express en 2016 et Grande Americana en 2019
L’incident du navire Modern Express en 2016 et le naufrage du Grande America en 2019 ont eu des conséquences limitées sur le littoral de notre région. Ces évènements ont tout de même mis en lumière la complexité d’une crise POLMAR qui nécessite un travail de préparation important assuré par DZDS.
Gestion de crise routière
Autre illustration, dans le cadre de la participation de la DREAL à la cellule routière zonale, DZDS et les cadres de l’astreinte zonale de la DREAL ont été fortement mobilisés pour gérer les conséquences sur le réseau routier de mouvements sociaux comme les gilets jaunes en 2018 ou les blocages des agriculteurs en 2024 et 2025.
L’organisation mise en place par la DREAL a montré son efficacité pour répondre à ces crises multiples et parfois concomitantes. DZDS, SRNH, SEI ou les UD sont mobilisés mais c’est bien l’ensemble des services qui sont susceptibles d’intervenir. La gestion de crise est donc une belle illustration d’attendus importants à notre égard et d’un collectif fort mobilisé pour y répondre.
Service Déplacements Infrastructures et Transports
La RN 141 est un projet qui illustre le temps long nécessaire aux opérations structurantes. Elle constitue un maillon important de l’itinéraire Centre Europe Atlantique, qui figure au titre des grands axes routiers européens. Sur les 10 dernières années, 4 opérations d’aménagement à 2x2 voies de la RN 141 ont été retenues dans le cadre des contrats de plan État-Région, mobilisant 315 M€.
Grâce aux crédits mobilisés dans la région Nouvelle-Aquitaine, ces projets ont pu être engagés sur l’ensemble du territoire charentais, avec la mise en circulation en juin 2020 de la section entre La Vigerie et Villesèche représentant 5,3 km à 2x2 voies en tracé neuf, suivie en octobre 2025 par celle entre Roumazières-Loubert et Exideuil-sur-Vienne sur 12 km. Ces projets contribuent à améliorer les conditions de circulation des usagers qui bénéficient désormais, sur la majeure partie de l’itinéraire, d’une route à caractère express. Les riverains de l’axe historique connaissent aussi une amélioration de leur cadre de vie et de leur sécurité grâce à une nette réduction du trafic, favorisant la reconquête des espaces de vie locale au bénéfice des habitants et des transports collectifs.
Le projet continue, deux derniers tronçons restent à aménager en 2x2 voies : 9,4 km entre Chasseneuil-sur-Bonnieure et Roumazières-Loubert entre Angoulême et Limoges et 8,9 km entre Malvielle et Hiersac entre Angoulême et Cognac. Le premier projet, déclaré d’utilité publique, a obtenu une autorisation environnementale unique en septembre 2024 permettant le démarrage des premiers travaux de réalisation des ouvrages d’arts dès le second semestre 2026. Le dossier d’études d’opportunité du second a été validé par le ministère chargé des Transports, à l’issue d’une concertation menée en 2023. Les études vont se poursuivre dans le cadre des procédures réglementaires pour finaliser cet axe structurant pour notre territoire.
Mission Soutien à la Direction
La MSD n’est pas une Mission Secret Défense… Bien au contraire ! Alors que notre DREAL fête ses 10 ans, zoom sur une équipe qui met toute son énergie en œuvre pour accompagner vos projets.
La MSD est un service profondément tourné vers les autres. Elle tisse, d’une part, des liens essentiels avec nos partenaires externes : ministères, préfectures, élus, médias et opérateurs ; et est, d’autre part, le trait d’union fluide entre la direction, les services, les missions et les unités départementales. Loin d’être une mission isolée, elle travaille à décrypter et vulgariser les politiques publiques, valoriser les actions pour les rendre plus lisibles et accessibles au grand public, et à faciliter l’adhésion des agents aux dispositifs internes.
Son véritable secret ? Un esprit d’équipe à toute épreuve :
À la MSD, on ne fait pas que suivre des dossiers transversaux ou rédiger des notes. On crée du lien, on conseille, on accompagne et on met en lumière le travail des services… Pour ce 10ème anniversaire, la MSD réaffirme sa plus belle mission : être à vos côtés.
Mission Connaissance et Analyse des Territoires
Depuis 2007, les États européens doivent rendre accessibles aux citoyens les données publiques relatives à l’environnement, conformément à la directive européenne INSPIRE. C’est dans ce contexte qu’est née SIGENA, Services de l’Information Géographique de l’État en Nouvelle-Aquitaine, plateforme devenue aujourd’hui un outil de consultation et d’aide à la décision ?
Une réponse aux obligations européennes et aux besoins territoriaux
SIGENA a été créée pour répondre à une triple exigence : satisfaire les obligations réglementaires de partage des données environnementales, doter les services de l’État d’un outil collaboratif favorisant l’observation et la connaissance des territoires et consolider la diffusion des données déjà engagées par les trois ex-directions régionales néo-aquitaines. Placée sous l’autorité du Préfet de Région et pilotée par le SGAR, cette Infrastructure de Données Géographiques régionale est animée depuis ses débuts par la DREAL Nouvelle-Aquitaine, qui en assure le support technique et l’animation.
Des balbutiements à la maturité
À ses débuts, SIGENA regroupait les patrimoines de données d’Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, qu’il a fallu harmoniser progressivement. La plateforme proposait initialement un catalogue de données et quelques cartes statiques, destinées principalement aux services de l’État partenaires : SGAR, DREAL, DRAAF, DIRECCTE, DRAC, DRJSCS, ARS et Rectorat. Son slogan « informer, partager, diffuser » reflétait déjà cette ambition de mutualisation et de valorisation de l’information géographique.
Une plateforme complète et accessible à tous
Aujourd’hui, SIGENA s’est considérablement enrichie et démocratisée. Accessible gratuitement à tous selon le principe de l’Open Data, elle propose plus de 1 000 jeux de données géolocalisées et 500 cartes statiques ou interactives couvrant des thématiques variées : transition énergétique, eau, mer-littoral, nature-paysage-biodiversité, risques, aménagement-urbanisme, agriculture-forêt, habitat, transports. La plateforme offre désormais des services web sophistiqués : catalogue de données, cartothèque, base communale pour les synthèses territoriales, cartes statistiques interactives via l’outil Géoclip.
Un centre de ressources et d’expertise au service des utilisateurs
Au-delà de la simple mise à disposition de données, SIGENA s’est structuré autour d’un centre de ressources qui coordonne l’acquisition et la diffusion des données, accompagne les utilisateurs et fournit des conseils en représentation graphique et analyse territoriale. Cette évolution témoigne d’une transformation profonde : d’un simple portail de conformité réglementaire, SIGENA est devenu un véritable écosystème d’expertise de la connaissance territoriale, garantissant souveraineté et autonomie aux services de l’État tout en rendant l’information géographique accessible.
Mission Appui à la Stratégie en Région
Suivre les effectifs de la zone de gouvernance de l’État (ZGE), c’est un peu comme diriger un orchestre qui ajuste sans cesse ses pupitres : ça bouge, ça s’accorde, et ça tient étonnamment bien la cadence. Depuis dix ans, la DREAL pilote cette mission pour le préfet de région, via la mission d’appui à la stratégie en région. Comme le disait (très certainement) Jean Sébastien Bach : « Quand le tableur de suivi est juste, tout le reste tombe en mesure. »
En 2016, les effectifs étaient comptés en « cibles » et en ETPE : une sorte de photo de groupe prise au 31 décembre, en mode « cheeeese ! ». Les vacataires évoluaient à côté de la photo officielle, sur une enveloppe séparée. VisioM‑Poste — aujourd’hui dans le panthéon des outils oubliés — rassemblait les données fournies par les RH. Et nos interlocuteurs du quotidien étaient alors les SG des DDI.
En 2026, place aux ETPT, qui mesurent le temps réellement travaillé sur l’année : plus dynamique, plus précis… presque vivant. Le plafond d’emplois régional porte désormais le nom de PAE, réparti par la DREAL pour le préfet. Et cette fois, tout le monde compte, même les vacataires qui ont quitté la coulisse pour entrer dans le champ.
Depuis 2021, les SGCD ont pris le relais comme interlocuteurs privilégiés. Côté outils, le suspense reste entier : en attendant l’arrivée d’un nouveau système en 2027, le suivi repose sur des enquêtes mensuelles — un vrai feuilleton administratif à épisodes.
Dix ans de transformations, de sigles nouveaux et de réorganisations… mais une mission constante : piloter sereinement un bien précieux, les effectifs régionaux. Rendez‑vous en 2036 : on ne sait pas encore quels sigles nous auront rejoints… mais on est déjà prêts à leur faire une place dans le tableau !
Secrétariat Général
La fusion des DREAL a été un challenge pour les fonctions support nécessitant la convergence des méthodes de travail, des process et des points de vue à l’échelle de cette grande région. Ce travail d’harmonisation de longue haleine, toujours d’actualité, vise à garantir un traitement équitable des agents de la DREAL.
2016 : assurer la continuité et penser l’organisation cible
La première étape de la DREAL Nouvelle-Aquitaine a été de créer des fonctions support intégrant le rôle de responsable de zone de gouvernance et de service prestataire pour l’ensemble des services déconcentrés du périmètre : la mission gouvernance pilotage et innovation (MGPI) et le service support mutualisé (SSM).
En parallèle, s’est créé un secrétariat général (SG) de transition composé de trois SG de proximité.
2018/2019 : adapter l’organisation à la grande région
En cohérence avec les différents rôles supports de la DREAL, l’étape suivante dans l’organisation a été le remplacement de la MGPI par la mission d’appui à la stratégie en région (MASR), tandis que le SSM se recentrait sur les prestations pour les services de la ZGE : paye/retraite, prestations comptables, informatique /logistique/archives.
C’est aussi le moment où nous avons mis en place un SG unique et multi-sites : création des départements RH, moyens et gestion financière, affaires juridiques et commande publique, de la mission pilotage du SG, du pôle conditions de travail et des divisions de proximité.
2023/2024 : se renforcer et optimiser
Il s’agissait ensuite d’améliorer la chaîne comptable (création des centres de gestion financière) et d’optimiser la gestion administrative - paye (création du centre ministériel de gestion des personnels).
Ces réformes ont abouti à la suppression du SSM. La médecine du travail et des missions résiduelles du CPCM ont été intégrées au sein de la MASR et les régies de recettes au SDIT. Le SG a été renforcé avec l’intégration du département technique informatique et logistique en février 2024.
Depuis 10 ans, la prévention a fait l’objet d’un net renforcement, grâce à l’énergie déployée par les assistants de prévention et leur cheffe de pôle !
Le pôle condition de travail (PCT) a été créé en septembre 2019. Constituée de 4 agents, l’équipe du PCT est rattachée au service du secrétariat général (SG). Elle est pilotée par une cheffe du pôle, chargée d’assister la direction dans l’élaboration et le suivi de la politique de prévention de la DREAL. Elle coordonne également l’équipe en tant que conseillère de prévention. Cette initiative de la DREAL NA a été saluée par le précédent inspecteur santé et sécurité au travail, dans son rapport d’inspection établi en 2021 car elle a permis de clarifier et d’harmoniser les pratiques en matière de prévention, santé et sécurité au travail. La mise en place de correspondants de sécurité, qui œuvrent au côté des assistants de prévention, se poursuit, ainsi que le déploiement de consignes et de mesures de sécurité adaptées.
De nombreuses actions sont prises en charge par l’équipe PCT. Par exemple, dossier d’actualité, le premier plan canicule a été élaboré par l’équipe du Pôle Conditions de Travail, en juillet 2020. Il a pour objectif de protéger les agents de la DREAL durant les périodes de fortes chaleurs, de plus en plus récurrentes durant l’été. Au-delà de l’inconfort qu’elle peut provoquer, la chaleur peut en effet s’avérer dangereuse pour l’organisme, avec des risques de déshydratation ou de coup de chaleur.
Le plan canicule définit ainsi les mesures à appliquer par anticipation de fortes chaleurs, en fonction des niveaux de vigilance météorologique déclenchés par Météo-France.
Les principales mesures portent notamment sur l’adaptation des horaires, la diminution des déplacements, la limitation ou le report de missions effectuées en dehors des sites de la DREAL, ainsi que possibilité de télétravailler en situation exceptionnelle. Ce plan a été adapté au début de l’été 2025 par le PCT.
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