Ministère
chargé de la Mer
et de la Pêche
Ligne Bleue - Numéro 7 - Avril 2026
Le volet stratégique du document stratégique de façade est adopté depuis novembre 2025 et le plan d’action du DSF, volet opérationnel du document, a été prorogé jusqu’en 2027. L’année 2026 sera donc pleinement consacrée à la mise en œuvre. A la mise en œuvre de la stratégie, d’une part, en améliorant la sensibilisation et l’appropriation du Document Stratégique de Façade (DSF) auprès de tous les acteurs de la mer et du littoral et, d’autre part, en travaillant à la déclinaison des objectifs dans les autres documents de planification (SRADDET, SCoT, etc) ; à la poursuite de la mise en œuvre du plan d’action avec plusieurs thématiques et chantiers prioritaires : la planification des zones de protection forte en réponse aux objectifs ambitieux fixés par le gouvernement, la poursuite du développement de la filière éolien en mer, la limitation de l’artificialisation des milieux côtiers déclinée dans une stratégie de façade, la prévention des risques littoraux et l’anticipation du recul du trait de côte, la restauration écologique des habitats et espèces menacées ou impactées en déclinaison du Règlement européen sur la restauration de la nature (RNN), adopté en 2024, le renforcement du lien terre-mer.
En partenariat avec l’ESP Mer, l’OFB organise une formation aux évaluation des incidences Natura 2000, à Nantes du 07 au 09 octobre 2026 (durée 17.75 heures).
Elle s’adresse aux agents intervenant en instruction des évaluations environnementales en mer, tous sujets confondus (agents en DDTM-DML, DIRM, PREMAR et DREAL).
L’objectif est d’acquérir les éléments fondamentaux de connaissance nécessaires à l’instruction robuste des évaluations environnementales en mer, et en particulier des évaluations d’incidence Natura2000.
Contact : Sandra RUNDE CARRIOU sandra.runde-cariou@ofb.gouv.fr
Ci-dessous le lien d’inscription et le contenu de la formation :
Action du DSF : Décliner la stratégie de gestion durable des sites de plongée de Méditerranée
A quoi ressemblera la plongée de demain ? Les membres du comité de pilotage de la stratégie de gestion durable des sites de plongée en Méditerranée ont tenté d’y répondre.
Depuis les années 1950, la plongée sous-marine a connu une évolution impressionnante et, au cours des 20 dernières années, s’est largement démocratisée.
La Méditerranée est particulièrement attractive grâce à sa diversité incroyable, avec des paysages sous-marins fascinants et une biodiversité particulièrement riche, ainsi que des conditions de pratique idéales pour la plongée, comme une excellente visibilité et un climat doux.
La plongée peut avoir des effets variés sur le milieu marin, certains négatifs comme la dégradation des fonds (ancrage, coups de palme, etc.), le dérangement d’espèces et la pollution. Cependant, elle joue aussi un rôle crucial et positif sur l’éveil, la connaissance et la sensibilisation à l’environnement marin. Ces observations ont incité les acteurs de la plongée en Méditerranée à se rassembler, à innover et à proposer des solutions. Qu’elles soient individuelles ou collectives, les actions menées en Méditerranée peuvent être amplifiées et répliquées ailleurs.
Administrations publiques, gestionnaires d’aires marines protégées, fédérations et associations de plongeurs et clubs de plongée, ont fait part de leurs avancées collectives en matière d’organisation des mouillages, de suivi de la fréquentation des sites de plongée, de formation des plongeurs et du grand public ou encore de décarbonation des navires.
Il est essentiel de partager et de faire connaître ces outils au plus grand nombre pour continuer ensemble à rendre notre mer encore plus belle !
Les porteurs du projet : Le Paradis des Bulles, et la Direction interrégionale de la mer Méditerranée.
Les partenaires : OFB, FFESSM, ANMP, Parc national des calanques, Parc national de Port-Cros, Parc naturel marin du golfe du Lion, Dune academy, Septentrion environnement.
Action du DSF : Accompagner le développement des navettes maritimes, connectées avec le réseau de transport en commun, pour favoriser l’accès aux plages et/ou aux pôles urbains, et répondre au flux touristique en saison
À l’invitation du Pôle Mer Méditerranée, le Cerema et la Direction interrégionale de la mer Méditerranée ont présenté à l’occasion d’Euromaritime les premiers résultats de l’étude sur le potentiel de développement des navettes maritimes en Méditerranée.
La façade Méditerranée se caractérise par une forte densité de population et de déplacements sur le littoral, ainsi qu’une forte attractivité estivale liée aux flux touristiques. Or, il y a un potentiel sous utilisé – et aussi tout simplement peu regardé – qu’est la mer comme mode de transport. On dénombre très peu de Plans de mobilité dans les collectivités (AOM) qui intègrent les navettes maritimes comme un service, ou seulement qui regardent la mer comme une alternative de transport crédible. L’étude du Cerema doit permettre de faire changer le regard en analysant ce qui fonctionne dans les agglomérations où il y a déjà des services sur la façade et en identifiant les sites où cela pourrait être répliqué. Le Document stratégique de façade vise une hausse du nombre de dessertes publiques maritimes d’ici à 2030. L’enjeu est donc de développer les navettes de manière intelligente pour répondre aux besoins du quotidien et aux usages touristiques, dans le respect de la réglementation particulière du transport maritime de passagers et en maitrisant les impacts et nuisances potentiels.
Le Cerema a présenté à cette occasion sa dernière publication qui analyse les enjeux environnementaux et climatiques propres au déploiement des navettes maritimes (tant du point de vue des émissions de gaz à effet de serre et de la décarbonation des transports, que l’adaptation des infrastructures de transport littorales aux effets du changement climatique dont la hausse du niveau de la mer, ou encore la préservation de la biodiversité). La note d’enjeux est téléchargeable en suivant le lien ci-dessous.
L’étude fait ressortir à ce stade :
La session plénière s’est poursuivie en format table ronde en présence de plusieurs acteurs des navettes maritimes : Région Occitanie, Métropole Toulon Provence Méditerranée, Chantier naval Gatto, Ademe, Neptech, Syndicat professionnel Armam.
Les résultats complets sont attendus pour fin 2026.
Action du DSF : Accompagner la mise en œuvre de la séquence Eviter-Réduire-Compenser en mer dans le cadre des autorisations de projets conduisant à artificialiser le milieu marin
Entre 2024 et 2025, l’agence de développement économique de la région Occitanie AD’OCC a piloté une étude dans le cadre de sa Stratégie régionale d’innovation, afin de développer une méthode d’évaluation des pertes et des gains de biodiversité marine, adaptée pour les substrats meubles, les substrats rocheux et les herbiers.
Ce travail s’est appuyé sur une large concertation associant les acteurs régionaux concernés (Région, CRERCO, Office français de la biodiversité, Université de Montpellier Paul-Valéry). Des entretiens individuels ont également été menés auprès des utilisateurs, et deux comités techniques ont réuni une trentaine de bureaux d’études, laboratoires académiques, gestionnaires d’aires marines protégées, etc.
Enfin, un atelier de co-construction a permis de tester et d’améliorer l’outil développé par le groupement Eco-Med & Créocéan.
L’étude a abouti à la publication :
L’approche correspond à la méthodologie dite par « écart d’état des milieux » et identifiée comme telle dans le guide de l’approche standardisée du dimensionnement de la compensation.
A noter que cette méthode peut être utilisée à la fois dans le cadre des projets d’aménagements en mer et pour mesurer les gains écologiques des actions de restauration.
Rendez-vous sur le site internet de la DIRM pour télécharger le guide méthodologique.
Action du DSF : Définir et tester de nouveaux outils de décompte des prises et des pêcheurs de loisir
Depuis février 2024, 4 aires marines protégées (Parc national des Calanques ; Parc naturel marin du cap Corse et de l’Agriate ; Parc naturel marin du golfe du Lion et Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls) se sont inscrites dans le dispositif Catchmachine permettant aux pêcheurs de loisir de détenir une autorisation de pêche dans l’une ou plusieurs de ces AMP et de déclarer l’intégralité de leurs captures.
Un arrêté national du 7 novembre 2025 modifié le 1er avril 2026 rend obligatoire depuis le 10 janvier 2026 en Méditerranée la déclaration de tous les pêcheurs de loisir (du bord ; embarqué et sous-marin) et de leurs captures pour 2 espèces (dorade rose et dorade coryphène).
Pour répondre à cette nouvelle réglementation, l’Union Européenne a déployé un outil : Recfishing.
Afin de répondre à l’évolution de cette nouvelle réglementation nationale et pour permettre aux pêcheurs de n’utiliser qu’une seule application, la DIRM a ouvert depuis le 1er janvier 2026 l’application Catchmachine à l’ensemble des pêcheurs de Méditerranée désirant utiliser cet outil pour s’enregistrer comme pêcheur de loisir et déclarer les 2 espèces citées dans l’arrêté du 7 novembre 2025 modifié le 1er avril 2026 lorsque celles-ci sont capturées (conservées ou no-kill). En Méditerranée, s’il est possible pour les pêcheurs de loisir de choisir d’utiliser soit Catchmachine, soit Recfishing, l’utilisation d’un outil unique Catchmachine quel que soit la zone de pêche est encouragée, les fonctionnalités de cette application étant plus importantes que celles de Recfishing. L’utilisation de Catchmachine reste obligatoire dans les 4 aires marines protégées ayant rendu obligatoire son utilisation.
L’application Catchmachine peut être utilisée sous format application mobile ou page web
Alexandre LALLEMENT - Chargé de mission énergie - environnement au Secrétariat général pour les affaires de Corse
Marie JOUANDET - Chargée de la planification spatiale maritime à la Direction interrégionale de la mer Méditerranée
Mathilde ORTOLANI - Chargée d'appui à la planification de l'eau et du milieu marin à la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Provence-Alpes-Côte d'Azur
Tim AMABILE - Chargé de mission croisière durable à la Direction interrégionale de la mer Méditerranée
| Evénement | Date |
|---|---|
| Commission spécialisée éolien flottant | 5 mai 2026 |
| Commission permanente du Conseil maritime de façade (CMF) | 13 mai 2026 |
| Cop régionale 2026 - Région Sud | 2 juin 2026 |
| Journée filière Éolien en mer flottant Wind’Occ | 2 juin 2026 |
| Comité Technique du DSF n°2 | 4 juin 2026 |
| Forum "Eau & Climat, la réponse des territoires" de l’Agence de l’Eau | 16 & 17 juin 2026 |
| Conseil maritime de façade (CMF) | 7 juillet 2026 |
| Commission administrative de façade (CAF) | 13 octobre 2026 |
| Conseil Maritime de Façade (CMF) et Comité de Suivi du plan d’action du DSF à Montpellier | 23 novembre 2026 |
Comité de rédaction : DIRM Méditerranée - Mission de coordination des politiques de la mer et du littoral Kristenn Le Bourhis, Charlotte Mucig, Violaine Talleu, Julie Idoux, Marie Jouandet, Benoit Rodrigues
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